Quelles sont les astuces des primo solos pour réussir à acheter ?

En 2021, environ 40% des primo-accédants ont acheté seuls, même si un seul revenu est moins rassurant surtout en période tourmentée. Vous êtes célibataire ? Que vous vouliez acquérir votre résidence principale ou réaliser un investissement locatif, découvrez dans cet article, quelles sont les astuces des primo solos pour réussir à acheter.

 

L’envie, le moteur des acheteurs célibataires

 

Plus de 60% des acheteurs solos considèrent la pierre, comme une valeur sûre. Ils sont d’ailleurs plus nombreux que les couples à vouloir réaliser un placement dans l’immobilier (28% contre 13%). Et même lorsqu’ils achètent un bien pour l’occuper, ils privilégient les grandes métropoles avec comme trio de tête, Paris, Marseille et Toulouse suivies de Lyon, Nantes, Nice, Montpellier, Bordeaux, Lille ou encore Rennes. Les grandes villes ont, en effet, l’avantage d’être attractives pour les personnes seules et d’assurer une quasi plus-value lors de la revente. La valeur patrimoniale du bien est garantie.

Ce constat est à rapprocher d’un sondage datant de juin 2020 et indiquant que les moins de 35 ans sont encore majoritaires à vouloir vivre dans la capitale, afin de bénéficier de l’offre culturelle mais également d’opportunités professionnelles.

 

La préparation de l’achat immobilier en solo, l’importance de l’apport

 

Pour les célibataires comme pour les couples et sauf très rares exceptions, les banques exigent un apport couvrant a minima les frais de notaire ou plus exactement les frais de mutation à titre onéreux, les frais de dossier et de garantie du crédit (caution ou hypothèque ou privilège de prêteur de deniers, ce privilège permettant à la banque d’être prioritaire sur les autres créanciers en cas de saisi du bien immobilier). D’ailleurs, afin de faire face à l’augmentation des prix immobiliers, les emprunteurs en solo mobilisent leur épargne ou/et font appel à leurs proches, pour disposer d’un apport conséquent. Ainsi, en 2021, celui-ci a été supérieur à 63.500 €.

 

Un seul revenu, la nécessaire optimisation de sa capacité d’emprunt

 

Avec une seule source de revenu, le montant de la mensualité va forcément être moindre. Mais des astuces existent pour booster sa capacité d’emprunt. Il est, tout d’abord, nécessaire de ne pas négliger la phase préparatoire et de bien connaitre les exigences des établissements bancaires.

 

Une étude préalable de sa situation financière et une connaissance des règles du secteur bancaire

Les acheteurs solos ont une vision claire de leur capacité d’emprunt. Ils sont ainsi plus de 80% à avoir effectué une étude de financement pour leur projet immobilier contre 76% des acheteurs en général. À ce sujet, il faut savoir que les banques suivent scrupuleusement les recommandations du HCSF (Haut Conseil à la Sécurité Financière) :

  • Un taux d’endettement maximum de 35%, avec intégration dans le calcul de l’assurance emprunteur.

  • Une durée d’emprunt limitée à 25 ans, pouvant être portée à 27 ans en cas d’achat en l’état futur d’achèvement (VEFA).

  • Une possibilité de dérogation de ces critères dans 20% des dossiers par trimestre, des dérogations devant bénéficier à 30 % des primo-accédants dont 80 % pour l’achat d’une résidence principale.

 

Des astuces pour booster sa capacité d’emprunt

Pour maximiser leur capacité d’emprunt, les personnes achetant seules ont recours aux prêts aidés, comme le prêt action logement mieux connu sous le nom de prêt 1% logement ou prêt patronal. Un autre dispositif intéressant est le prêt à taux zéro, le PTZ (un prêt sans intérêt et sans frais de dossier) d’un montant moyen de 50.600 € pour un solo. Les célibataires sont, d’ailleurs, plus de 30% à avoir recours à un tel coup de pouce contre moins de 20% pour les emprunteurs en couple.

Il existe d’autres pistes, pour pouvoir emprunter plus. Ainsi, l’acheteur solo de sa résidence principale ou l’investisseur locatif solo a intérêt à bien choisir son assurance emprunteur. En effet, dans le cadre de la délégation d’assurance, l’emprunteur n’est pas obligé de souscrire le contrat groupe de sa banque. Il peut opter pour un contrat d’assurance individuel souvent moins cher (plus de 10.000 € d’économie pour certains dossiers), à condition que ce contrat individuel présente des garanties au moins équivalentes au contrat proposé par la banque. Par ailleurs, le solo peut se tourner vers l’ancien avec travaux (plus abordable que le bien dans le neuf) et solliciter des aides à la rénovation, comme les subventions de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (l’ANAH) ou le crédit d’impôt isolation de MaPrimeRénov’.

À noter : de nombreuses aides à la rénovation thermique sont ouvertes aussi bien à l’acheteur d’une résidence principale qu’à l’investisseur dans l’immobilier locatif résidentiel.

 

Vous souhaitez profiter de l’effet levier de l’investissement immobilier, c’est-à-dire de la possibilité de financer la constitution d’un patrimoine en grande partie par l’emprunt ? Mais, vous avez peur de vous lancer seul ? ImAvenir propose des solutions d’investissement locatif adaptées aux solos. Notre chasseur immobilier expérimenté adapte, en effet, sa recherche au budget de la personne seule. De plus, notre courtier partenaire négocie les frais annexes de l’emprunt et de l’assurance, afin de ne pas amputer la capacité d’emprunt de l’investisseur locatif.