Investir dans l’art

L’investissement immobilier locatif n’est pas le seul investissement à réaliser pour se constituer un patrimoine. Au contraire, il existe de nombreuses alternatives. ImAvenir vous résume les différentes alternatives à l’investissement immobilier locatif.

Avantages

Fiscalité à la revente

L’un des avantages majeurs de l’investissement dans l’art concerne la fiscalité à la revente. Toute plus-value est exonérée d’impôt au-delà de 22 ans de détention et toutes les œuvres d’art dont la valeur est inférieure à 5 000 € sont exonérées de cette plus-value. Comme pour l’or, il existe deux systèmes de taxe :

  • Le régime forfaitaire : 6,5 % du prix global de la vente.
  • Le régime réel : 36,2 % de taxe et prélèvements sociaux sur la plus-value opérée. Dans ce cas, un abattement de 5 % est ajouté pour chaque année au-delà de 2 ans de détention.

Afin de bénéficier d’une fiscalité avantageuse, il est préférable de détenir vos œuvres pendant au moins 12 ans. Par ailleurs, les œuvres d’art ne rentrent aucunement dans le calcul de l’IFI (anciennement ISF). En ce qui concerne la détention d’objets d’art, il n’y a aucune fiscalité ni taxe. Elle est donc libre et chacun peut détenir ces biens en toute liberté, quel qu’en soit le montant et la quantité. La fiscalité n’intervenant qu’à la revente du bien.

Inconvénients 

Connaître le milieu

Investir dans l’art est l’une des autres possibilités de diversifier son patrimoine. Le marché de l’art est complexe et nécessite des compétences particulières. Détenir de tels objets fait rêver, mais tout est question de connaissance avant de se lancer dans ce type d’investissement. Sachez aussi qu’investir dans l’art est aussi un pari sur l’avenir, notamment pour les œuvres contemporaines qui n’ont pas encore la renommée des œuvres anciennes. Les jeunes artistes prometteurs sont nombreux, mais seul certain d’entre eux verront la cote de leurs œuvres se décupler avec le temps. Ainsi, investir au petit bonheur la chance dans une toile d’un artiste peu ou pas connu reste très risqué. Il est donc vivement recommandé d’investir dans les œuvres d’artistes déjà cotés dont les œuvres apparaissent dans un catalogue de vente.

Mise de fond importante

Parallèlement à ces informations, il convient de définir le budget alloué à cet investissement :

  • En dessous de 20 000, il est difficile d’imaginer dégager une rentabilité.
  • Entre 20 000 et 100 000 €, c’est à partir de ces montants que l’on accède au marché international où opèrent les grands marchands d’art. On peut donc espérer dégager une certaine rentabilité qui dépend encore une fois de la qualité du bien acquis et de sa renommée.
  • Au-delà de 100 000 €, les taux moyens constatés semblent supérieurs à ceux compris entre 20 000 et 100 000 €.

En 2020, l’art contemporain semble être le plus à même de dégager une rentabilité intéressante à long terme. Cependant, ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain notamment dû aux effets de mode.

 

Rentabilité très longue durée

Comme énoncé en amont, le minimum requis pour espérer dégager une rentabilité à long terme est d’investir des montants supérieurs à 20 000 €, sans quoi vous risquez au mieux de récupérer votre mise, au pire de perdre de l’argent à la revente. Comme pour l’or, la rentabilité de l’art ne dégage pas de revenus mensuels ou dividendes. C’est un bien physique qui ne pourra vous permettre de dégager de la marge qu’après au moins 12 ans de détention selon les experts. Cette rentabilité n’est cependant pas neutre puisqu’elle peut atteindre l’équivalent d’une rentabilité annuelle de l’ordre de 5 à 8 %.

 

Stockage physique

Détenir un objet d’art nécessite de prendre des précautions quant à l’endroit où il est entreposé. Cela peut être chez vous, avec un risque tout de même de cambriolage, mais aussi d’humidité et de températures non adaptées à votre œuvre qui risquent de la détériorer. Plusieurs entreprises proposent donc des services de stockage de ces œuvres moyennant un coût important, bien évidemment. Un coffre à la banque ou chez soi peut être une solution alternative mais qui n’est possible que pour les œuvres de petite taille.