De la GUL à Visale : une naissance sous tension
Pour comprendre Visale, il faut remonter à la loi ALUR de 2014 portée par Cécile Duflot. Son projet phare : la Garantie Universelle des Loyers (GUL), une assurance publique, qui aurait été obligatoire, destinée à couvrir tous les types de baux. Une sorte de sécurité sociale du bailleur. Mais la facture à plusieurs milliards d’euros a eu raison du projet.
En 2015, le gouvernement de Manuel Valls tire le frein et abandonne la GUL. Sylvia Pinel, qui reprend le portefeuille du logement, confie alors à Action Logement la mission de concevoir quelque chose de plus simple. C’est ainsi que naît Visale en 2016, dans un contexte assez agité.
Contrairement à ce que son caractère gratuit pourrait laisser croire, Visale ne coûte rien au contribuable. Elle est financée par la PEEC, également connue sous le nom de « 1 % Logement », une contribution des entreprises gérée par les syndicats et le patronat réunis au sein d’Action Logement. Un modèle qui lui a permis de survivre aux alternances politiques.
À qui s’adresse la garantie Visale ?
Visale a été conçue pour lever les barrières à l’accès au logement pour ceux qui ne disposent pas d’un garant solide dans leur entourage. Le dispositif prend en charge les loyers impayés. Action Logement se charge ensuite de recouvrer les sommes auprès du locataire défaillant. Pour vous, c’est une couverture sans franchise et sans cotisation mensuelle.
Quelques angles morts et points de vigilance
En théorie, Action Logement peut accepter des dossiers avec un taux d’effort allant jusqu’à 50 % des revenus. En pratique, un locataire qui consacre la moitié de son salaire à son loyer est un locataire sous pression qui peut être amené à faire des arbitrage dans ses dépenses. Il y a donc un risque d’impayés plus élevé. Chez ImAvenir, nous recommandons de rester dans la règle classique des 33 %. Le locataire doit justifier de revenus au moins trois fois supérieurs au montant du loyer charges comprises.
A noter
Visale couvre efficacement les impayés de loyer, mais reste d’un faible recours en cas de dégradations importantes du logement. Si un locataire cause des dommages significatifs, les devis de remise en état peuvent rapidement se chiffrer bien au-delà des plafonds prévus par la garantie.
Notre verdict après dix ans de recul
La garantie Visale est aujourd’hui un outil mature, qui a largement fait ses preuves sur le volet des impayés. Elle est particulièrement bien adaptée aux profils sérieux (revenus stables, situation professionnelle en ordre) qui n’ont simplement pas de garant familial. Ce cas est devenu extrêmement courant sur le marché locatif, notamment à Paris où les locataires viennent souvent de régions différentes ou de l’étranger.
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