Le dispositif Denormandie : un cousin restrictif du Pinel

La réduction d’impôt Denormandie a vu le jour en 2019 dans une logique de revitalisation des centres-villes anciens. Inspiré du Pinel, ce dispositif s’adresse aux investisseurs qui achètent un logement à rénover situé dans une commune éligible et s’engagent à le louer en respectant des plafonds de loyer et de ressources des locataires. En théorie, cela permet de moderniser des logements vétustes et de dynamiser des quartiers en perte de vitesse tout en accordant un avantage fiscal au propriétaire bailleur.

Le mécanisme repose sur un couplage entre le prix d’achat et le montant des travaux entrepris, qui doivent représenter au moins 25% de l’opération totale. Plus la durée de mise en location est longue, plus la réduction d’impôt est élevée, pouvant aller jusqu’à 21% sur 12 ans, dans la limite de 300 000 euros d’investissement. À première vue, il s’agit d’une opportunité fiscale alléchante pour qui souhaite conjuguer rénovation et mise en location.

Mais la réalité de terrain est bien différente : la loi Denormandie se concentre sur un faible nombre de communes, pour la plupart de taille moyenne. Les grandes métropoles où la demande locative est structurellement solide sont exclues, et cela change tout pour l’investisseur.

Une contrainte géographique lourde pour les investisseurs

L’une des conditions majeures du dispositif réside dans l’obligation d’investir dans une commune participante au programme de revitalisation des centres anciens. Aujourd’hui, seules quelques centaines de villes sont listées, souvent de petite ou moyenne taille, et éloignées des dynamiques démographiques et économiques des grandes zones urbaines.

Cela signifie qu’un investisseur souhaitant profiter de la réduction d’impôt Denormandie doit accepter de placer son capital dans des zones où la demande locative est parfois fragile, où les revenus des ménages sont plus faibles et où la pression immobilière est bien moindre. Le risque de vacance locative augmente fortement, ainsi que celui de l’illiquidité à la revente. Car acheter au cœur d’une ville moyenne en quête de revitalisation, c’est parier sur la réussite d’un programme politique et sur le redressement d’un marché local souvent peu profond.

Pour un investisseur immobilier pragmatique, cette contrainte est rédhibitoire. Car l’objectif n’est pas uniquement de réduire ses impôts pendant une décennie : c’est avant tout d’obtenir une rentabilité pérenne et de limiter les risques de perte de valeur du bien.

Des plafonds de loyers inadaptés aux réalités du marché

Un autre frein majeur du Denormandie provient des plafonds imposés aux loyers et aux ressources des locataires, qui reprennent la mécanique du Pinel. Dans les communes éligibles, ces plafonds sont souvent trop stricts par rapport au marché réel. Résultat : l’investisseur ne peut pas aligner son prix de location sur la demande solvable locale, il est contraint d’abaisser son loyer même quand la demande tolérerait des montants plus élevés.

Cela accentue encore la faiblesse de rendement et coupe l’investisseur d’une partie des profils locataires potentiellement intéressés. Difficile dans ces conditions de bâtir un projet rentable, surtout lorsque d’importants travaux de rénovation ont été nécessaires pour atteindre les critères de performance énergétique exigés par le dispositif.

L’effet d’aubaine fiscal : un piège à long terme

Beaucoup d’investisseurs non avertis commettent l’erreur classique d’accorder trop d’importance à la carotte fiscale. Certes, réduire son impôt sur le revenu de quelques milliers d’euros par an est séduisant. Mais si l’équation globale du projet n’est pas solide, cette économie sera vite absorbée par la vacance locative, par des charges d’entretien accrues dans de vieux immeubles ou par une plus-value quasi inexistante à la revente.

Le Denormandie, contrairement à ce que l’on peut croire, n’est pas un raccourci vers la rentabilité immobilière. Il s’agit davantage d’un outil pour répondre à une politique publique de rénovation que d’un instrument optimisé pour l’investisseur privé. C’est toute la différence entre un raisonnement fiscal et un raisonnement patrimonial : la fiscalité doit être un bonus, non le moteur du projet.

Mieux vaut privilégier les zones pérennes : la banlieue des grandes métropoles

La clé de tout projet durable repose sur l’emplacement. Plus qu’un dispositif fiscal temporaire, c’est la trajectoire économique et démographique d’une zone qui garantit la sécurité et la rentabilité d’un bien. Et sur ce plan, rien ne vaut les grandes métropoles et surtout leurs banlieues proches.

Prenons l’exemple de l’Île-de-France. Les communes limitrophes de Paris comme Saint-Ouen, Villejuif, Ivry-sur-Seine ou encore Antony attirent de nouvelles populations grâce au dynamisme de l’emploi, au développement du Grand Paris Express et à la pression immobilière constante. Les loyers y restent élevés, la demande locative est soutenue, et les perspectives de valorisation à long terme sont solides. Certes, aucun dispositif Denormandie n’y est applicable, mais la rentabilité locative brute et les perspectives d’occupation minimisent largement les risques.

C’est le même phénomène qui se reproduit autour de Lyon, Toulouse, Bordeaux ou Nantes. Les ceintures suburbaines bénéficient de l’extension urbaine, de la recherche de logements plus grands par les familles et d’un réseau de transport amélioré. L’investisseur qui choisit ces zones s’assure à la fois des loyers attractifs, d’un faible risque de vacance et d’une plus-value à la revente.

Investir clé en main sans se laisser séduire par l’effet fiscal

Construire une stratégie patrimoniale efficace ne consiste pas à courir après le dernier avantage fiscal à la mode. Cela consiste à sélectionner des biens qui se loueront facilement, qui généreront un flux de trésorerie régulier et qui prendront de la valeur. Pour cela, rien ne vaut l’accompagnement professionnel dans un projet clé en main. L’investisseur délègue la recherche du bien, la réalisation des travaux, l’ameublement et la mise en location, tout en sécurisant son opération sur des axes stratégiques.

Les banlieues dynamiques des grandes agglomérations françaises sont idéales pour cette approche. Contrairement aux petites villes du programme Denormandie, elles offrent un socle économique solide, une attractivité pérenne et une demande en croissance. Le choix de ne pas poursuivre un dispositif fiscal contraignant permet d’élargir la carte des opportunités et d’orienter son capital vers des projets réellement performants.

Pourquoi le Denormandie n’est pas adapté au profil d’investisseur exigeant

Si l’on croise toutes les contraintes évoquées :– zone géographique cloisonnée, plafonds de loyers, frais de rénovation lourds, dépendance à un dispositif fiscal ; on comprend pourquoi le Denormandie n’est pas conseillé à l’investisseur soucieux de rentabilité. Les carottes fiscales séduisent surtout les particuliers effrayés par l’impôt plutôt que ceux qui visent une optimisation de leur patrimoine. La bonne approche est de privilégier une cohérence patrimoniale : choisir un marché tendu avec des locataires solvables, investir dans des surfaces adaptées et optimiser la fiscalité via un régime éprouvé comme le LMNP, qui permettent d’amortir le bien et de neutraliser l’impôt sur les loyers.

Conclusion : la rentabilité avant tout

Le dispositif Denormandie, malgré de bons objectifs en matière de rénovation du parc immobilier ancien, ne doit pas être vu comme une solution adaptée aux investisseurs locatifs exigeants. Ses contraintes géographiques, ses plafonds de loyers et son pari sur des villes moyennes rendent l’équation trop incertaine. Un investisseur rationnel privilégiera toujours la sécurité locative et la valorisation patrimoniale offertes par les banlieues proches des grandes métropoles.

Plutôt que de chercher à maximiser un avantage fiscal qui peut se retourner contre lui, il se concentrera sur la création de valeur réelle à travers l’emplacement, la qualité du bien et une gestion optimisée. Dans cette optique, un accompagnement professionnel est précieux.

Chez ImAvenir, nous proposons un service d’investissement locatif clé en main, allant de la recherche du bien dans les meilleures zones à forte rentabilité, jusqu’à la livraison du logement prêt à être loué, incluant les travaux et l’ameublement. Nous ne proposons pas la recherche de financement, mais nous vous faisons gagner du temps et sécurisons la rentabilité de votre projet locatif. Avec un accompagnement rigoureux et une approche patrimoniale avant tout, vous évitez les pièges des dispositifs trop restrictifs comme le Denormandie pour investir sereinement et efficacement.

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