1. L’offre d’achat : formaliser votre intention
Tout commence par l’offre d’achat, document écrit par lequel vous manifestez votre volonté d’acquérir le bien à un prix déterminé. Contrairement à une idée reçue, l’offre au prix affiché engage le vendeur à accepter. Il ne peut pas refuser si vous proposez le prix demandé. En revanche, une contre-offre à un prix inférieur n’est qu’une proposition, que le vendeur est libre de décliner.
L’offre doit préciser le prix proposé, la durée de validité (généralement 5 à 10 jours), les conditions suspensives envisagées (notamment l’obtention d’un prêt immobilier) et vos coordonnées. Elle peut être transmise par courrier, email, via l’agence immobilière ou par votre chasseur (comme c’est le cas chez ImAvenir).
2. Le compromis de vente : l’accord qui engage les deux parties
Une fois l’offre acceptée, acheteur et vendeur signent un compromis de vente (ou une promesse unilatérale de vente). Cet avant-contrat formalise l’accord sur le bien, le prix, les conditions suspensives et la date prévisionnelle de signature de l’acte définitif. Il peut être signé en agence, sous seing privé ou devant notaire. Cette dernière option permet de sécuriser la transaction. C’est donc l’option à privilégier.
Au moment de la signature, il est d’usage de verser un dépôt de garantie de 5 à 10 % du prix de vente, séquestré sur un compte notarial ou en agence. Cette somme sera déduite du prix total lors de la signature définitive.
Dépôt de garantie versé au compromis
5 à 10 %
Délais légal de rétractation
10 jours
Délais suspensif pour obtenir le prêt
environ 45 à 60 jours
A noter
Si votre offre de prêt est refusée dans le délai prévu, le compromis est annulé et votre dépôt de garantie vous est intégralement restitué. Vérifiez que cette clause figure bien dans l’avant-contrat. Ou bien cela peut devenir un levier de négociation sur le prix.
3. Le délai de rétractation : 10 jours pour changer d’avis
Dès la signature du compromis, l’acheteur dispose d’un délai légal de rétractation de 10 jours calendaires. Ce droit, prévu par la loi SRU, est exclusivement réservé à l’acquéreur non professionnel. Durant cette période, vous pouvez renoncer à l’achat sans avoir à vous justifier et sans perdre votre dépôt de garantie.
Pour exercer ce droit, il suffit d’envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au vendeur ou à son mandataire avant l’expiration du délai. Passé ce délai, vous êtes définitivement engagé, sauf activation d’une condition suspensive prévue au contrat.
A noter
Profitez de ces 10 jours pour relire attentivement tous les documents annexés au compromis (procès-verbaux d’AG, diagnostics, règlement de copropriété) et consulter votre notaire en cas de doute.
4. L’instruction du dossier de financement
Pendant la période intermédiaire entre le compromis et l’acte définitif (généralement de deux à trois mois) vous devez finaliser votre financement. Déposez votre dossier de prêt auprès de plusieurs banques simultanément, ou mandatez un courtier pour comparer les offres. Les établissements disposent de 30 jours pour instruire votre demande une fois le dossier complet.
L’offre de prêt émise par la banque vous est envoyée par courrier. Vous disposez alors d’un délai légal de réflexion de 11 jours incompressibles avant de pouvoir la signer et la retourner. Aucune banque ne peut vous demander de signer avant ce délai.
Pensez à souscrire simultanément votre assurance emprunteur — obligatoire pour obtenir le prêt. Depuis la loi Lemoine (2022), vous pouvez opter dès le départ pour une délégation d’assurance auprès d’un assureur externe, souvent moins coûteuse que l’assurance groupe proposée par la banque.
A noter
Si vous n’avez pas obtenu votre offre de prêt dans le délai suspensif fixé au compromis, informez immédiatement le vendeur et le notaire pour activer la condition suspensive et récupérer votre dépôt de garantie.
5. Les vérifications notariales avant la signature
Dans la période précédant la signature de l’acte authentique, le notaire instruit plusieurs vérifications indispensables : état hypothécaire du bien (existence de dettes ou de saisies), situation cadastrale et urbanistique, purge des éventuels droits de préemption (commune, locataire en place), et conformité de la situation du vendeur au regard de la copropriété.
Pour un investissement locatif, le notaire vérifiera également si le bien est occupé par un locataire en cours de bail. Si c’est le cas, le locataire dispose d’un droit de préemption prioritaire sur l’achat, sauf si le bien est vendu occupé.
A noter
La commune peut également exercer un droit de préemption sur certains biens. Le notaire adresse une déclaration d’intention d’aliéner (DIA) à la mairie, qui dispose de 2 mois pour répondre.
6. La signature de l’acte authentique
C’est le moment de la concrétisation. Lors du rendez-vous chez le notaire, l’acte authentique de vente est lu intégralement puis signé par l’acheteur, le vendeur et le notaire. La propriété est officiellement transférée à la signature. Le notaire remet alors les clés au nouvel acquéreur. Vous devenez propriétaire du bien.
Quelques jours avant la signature, le notaire vous communique le montant exact à virer sur son compte séquestre. Ce montant comprend le prix de vente, les frais de notaire (émoluments, taxes et débours) et éventuellement les provisions pour charges de copropriété à rembourser au vendeur.
Frais de notaire dans l’ancien
7 à 8 %
Délais de virement avant la signature
48 à 72 heures
A noter
Vérifiez que le virement a bien été reçu par l’étude notariale 48 heures avant le rendez-vous pour éviter tout report de signature de dernière minute.
7. Après la signature : publication et titre de propriété
La transaction n’est pas juridiquement opposable aux tiers tant que l’acte n’a pas été publié au service de publicité foncière (ex-conservation des hypothèques). Cette formalité est accomplie par le notaire dans les jours suivant la signature. Vous recevrez votre titre de propriété, sous forme d’une attestation notariée, dans un délai de quelques semaines à quelques mois selon les études.
Le notaire procède également au règlement du prix net vendeur sur le compte du vendeur, après déduction des éventuelles hypothèques à purger. Si le bien était occupé par un locataire, pensez à lui adresser un courrier de notification de changement de propriétaire avec les nouvelles coordonnées pour le versement des loyers.
A noter
Conservez précieusement l’attestation de propriété remise par le notaire. Elle vous sera demandée pour toutes les démarches administratives : assurances, déclaration fiscale des revenus fonciers, souscription à une GLI.
Ce qu’il faut retenir
- La transaction immobilière suit un calendrier d’environ 3 mois entre la signature du compromis et celle de l’acte authentique. Ces étapes sont incompressibles et vous protègent. L’intérêt du vendeur étant plutôt d’aller le plus vite possible.
- Vous avez un avantage si vous maîtriser ce processus car les conditions suspensives sont des leviers de négociation et vous pouvez anticiper les échéances pour sécuriser votre financement.
- L’accompagnement d’un notaire dès la phase de compromis est fortement recommandé pour fluidifier la transaction.
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